mardi 26 janvier 2010

Réaction? Action!

J'ai eu l'idée d'écrire ce billet suite à une mauvaise nouvelle apprise la semaine passée au travail. Ça faisait plusieurs mois que je comptais sur une ressource ayant une expertise spécifique pour répondre à une éventuelle demande, et lorsque ladite demande est arrivée, ladite ressource s'est désistée. Nous ne pourrons donc pas répondre à ladite demande?

Il n'en est pas question! Je refuse d'accepter ça. J'avais un peu de temps pour tenter de trouver quelqu'un d'autre, alors GO!

Je vous passe les détails de l'histoire, ce qui est est important dans cette histoire c'est de prendre conscience de la manière dont on devrait réagir dans ce genre de situation.

Au départ, pour plusieurs raisons, j'étais assez désemparée. Mais comme je n'aime pas me laisser abattre et passer trop de temps à ressasser mes émotions négatives, même si ces émotions étaient bel et bien présentes j'ai décidé de me retrousser les manches rapidement pour essayer de trouver une autre ressource qui pourrait combler le besoin de mon client.

J'ai rapidement pris action, et cet événement s'est vite transformé en un surplus de travail menant à plusieurs nouvelles opportunités. En fin de compte, j'ai réussi à trouver d'excellents candidats à présenter à mon client, et le fait de parler à plein de gens m'a permis également de prendre connaissance d'autres opportunités sur lesquelles je suis en mesure d'offrir nos services.

Attaboy!!! Là, je me ramasse dans une situation où j'ai plusieurs demandes à traiter, plusieurs bons candidats à évaluer, et je suis remplie d'enthousiasme face aux succès à venir.

Leçon tirée: la réaction à avoir suite à une tuile? L'ACTION, évidemment! Et vite, à part ça!

Questionnement à avoir: Pourquoi cet événement est survenu? Pourquoi la personne s'est désistée? Comment j'aurais pu savoir que ce risque était présent? Sur quelle partie de l'histoire ai-je le contrôle? Comment je peux m'améliorer là-dedans?

Et vous, posez-vous la question, êtes-vous en contrôle, êtes-vous en mesure d'agir, ou êtes-vous plutôt victime des événements?

Je crois personnellement qu'on est toujours en mesure de contrôler les événements. Et c'est tant mieux!!

mardi 5 janvier 2010

Déjà 1 an!!

Je viens de réaliser que ça fait un an aujourd'hui que j'occupe la fonction de directrice au développement des affaires chez Les Services informatiques Poulin. Ceci m'amène à faire le point sur le déroulement et l'évolution de cette première année:


Force est de constater que l'allure de l'entreprise a beaucoup changé! À mon arrivée, il y avait beaucoup de choses à implanter, au niveau de la gestion du personnel et des inter-mandats, des méthodes de démarchage de nouveaux clients, des moyens de se donner une bonne visibilité, des partenariats à établir, du recrutement à faire, de l'administration générale, etc.


Ouf! Tout était à faire! Quand on y pense comme ça, ça peut sembler être une montagne insurmontable. Mais avec le recul, je peux vous dire que ça ne l'a pas été du tout. Il y avait des urgences à traiter, notamment certaines ressources en inter-mandat. Le démarchage et la visibilité ont aussi été réalisés en priorité. Pour le reste, au fur et à mesure que les événements survenaient, nous réfléchissions à la meilleure façon d'agir, je passais à l'action et je m'ajustait au fil des mois. Je m'ajuste encore, d'ailleurs, dans plusieurs situations. Il y a eu la période estivale qui a été plus tranquille, et lors de laquelle j'ai eu plus de temps pour préciser nos besoins, faire le point sur le marché des TI et donner une orientation à suivre pour l'automne mouvementé qui s'annonçait.


Cette réflexion m'amène à vous parler des bons coups qui ont été réalisés au cours de cette année:


Premièrement, nous avons réussi à embaucher de nouveaux employés qui représentent une grande valeur ajoutée à l 'entreprise, ainsi que quelques pigistes qui réalisent des mandats en clientèle pour notre compte. Nous avons dans l'équipe des gens dont je suis extrêmement fière, grâce à leur motivation, leur professionnalisme, leurs connaissances et compétences, entre autres.


Ensuite, on a obtenu un mandat de 3 ans au MRQ, un renouvellement de 3 ans au CSPQ, un mandat longue durée à l'Université qui se renouvelle, un autre au CSPQ, un autre à La Capitale, en plus de quelques autres petits mandats à travers ceux-ci. La situation de nos équipiers en mandat est largement supérieure à celle qui prévalait en janvier dernier!


De plus, des partenariats très enrichissants ont été créés, et je peux affirmer maintenant que je travaille avec des partenaires en or!! Mon réseau de contact s'est grandement élargi, notamment grâce à l'utilisation du web 2.0, et ces contacts sont d'une très grande qualité. J'ai pris le temps de rencontrer des gens lors d'activités de réseautage et lors de repas d'affaires, et la plupart de ces rencontres ont débouché sur des collaborations très enrichissantes qui me stimulent au plus haut point.


Un autre point marquant de cette année aura été la décision d'embaucher une coordonnatrice en assurance-qualité pour nous aider dans notre certification ISO et pour la préparation de nos soumissions futures. Le dossier ISO étant actuellement en début de réalisation, nous en connaîtrons les résultats en 2010, mais je sais déjà que cette décision sera grandement bénéfique pour nous. Je découvre en ma collègue une personne très rigoureuse, avec un esprit très vif, et elle va largement au-delà de ce qui est demandé. Ce projet et ce qui en découlera sont tellement motivants pour moi!


Il y a eu bien évidemment des périodes plus difficiles, où ça n'allait pas assez vite à mon goût, où on se posait bien des questions Sylvain et moi. Mais ces questionnements sont nécessaires pour changer nos façons de faire, pour se dépasser, pour éviter de rester dans notre zone de confort si cette zone n'est pas appropriée. Ces périodes ont donc été positives, en fin de compte.


Voilà, vous comprendrez que je suis très optimiste quant au bilan que je ferai après cette seconde année en poste!

mercredi 23 décembre 2009

Mes meilleurs voeux!

À chaque année, comme la plupart des gens, la période des fêtes me pousse à la réflexion, m'amène à faire le bilan sur l'année qui s'achève et me donne envie d'offrir mes meilleurs voeux aux gens qui m'entourent.

Cette année ne fait pas exception. Voici donc un court bilan de mon année:

Tout d'abord, mon nouvel emploi débuté en janvier 2009. Je suis arrivée à la direction de la société en pleine confiance, très sûre de moi. Au fil des semaines et des mois, en apprenant les rouages du milieu, en découvrant la réalité du marché des TI, cette confiance aveugle a fait place à une rigueur et une motivation qui m'ont permis d'obtenir plusieurs succès et d'y trouver le sentiment d'accomplissement nécessaire à mon bonheur au travail. Nous avons maintenant une belle équipe constituée de membres représentant une valeur ajoutée dans l'entreprise, nos gens sont tous en mandat à long terme, nous avons plusieurs partenariats bien établis et nous entamons un nouveau volet en vue d'obtenir notre certification ISO. 2010 s'annonce ultra motivante pour moi!

D'un point de vue plus personnel, 2009 fut l'année durant laquelle mes filles ont pris beaucoup de maturité. Notre quotidien s'est transformé durant l'année, ma grande fille a appris à mieux gérer ses émotions négatives et ma petite est devenue plus calme. Nos discussions sont de plus en plus intéressantes, l'entrée au secondaire de ma grande est un succès, la santé de ma petite est toujours au beau fixe. Je suis très enthousiaste face à la prochaine année avec mes filles. Et fait très important: La rémission de Dominique prendra fin en mars 2010, ce qui signifie qu'elle sera alors GUÉRIE de son cancer. Chez-nous, ce sera sans contredit l'événement de l'année!!

Je ne peux évidemment pas passer sous silence ma découverte des réseaux sociaux en 2009. L'utilisation du web 2.0 aura été très bénéfique pour moi, à tous points de vue. La création de ce blogue, l'utilisation de Twitter, de Facebook et de LinkedIn, autant pour l'aspect professionnel que personnel, m'ont apporté beaucoup. J'y ai trouvé des opportunités d'affaires très intéressantes, mais surtout, mon réseau de contact est devenu tout à coup d'une rare qualité! Les informations qui sont publiés sur ces réseaux, les échanges que j'ai avec les gens, les rencontres que j'ai faites avec des gens tous plus intéressants les uns que les autres ont maintenant une valeur inestimable à mes yeux. J'en profite pour remercier tous ceux qui font partie de mon réseau: je vous apprécie tellement! Et je crois que grâce à l'utilisation de ces réseaux, des événements de taille surviendront en 2010. Je suis convaincue qu'il y aura plusieurs belles aventures qui s'y vivront, et j'ai vraiment envie d'y être!

En terminant, j'aimerais vous offrir mes meilleurs voeux pour un temps des fêtes joyeux et rempli de moments heureux. Que la nouvelle année vous apporte du bonheur, de la santé, du bien-être et une foule de sourires et de rires, pour vous et les vôtres!


JOYEUSES FÊTES!
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010!

lundi 7 décembre 2009

Yéééééééééééé! C'est cool!!

Positif comme titre, n'est-ce pas? Et bien, c'est parce que le sujet de ce billet se veut vraiment positif. Il y a de ces événements quelque fois qui sont un véritable "boost" d'énergie, des moments magiques et privilégiés.





Ceux qui sont sur Twitter et qui me suivent ainsi que @ptitsanges (Alain) savent de quoi il est question: notre rencontre d'hier.





Cette rencontre fait pas mal de bruit sur Twitter car je sais que beaucoup de gens aimeraient rencontrer Alain et me considèrent chanceuse d'en avoir eu l'occasion. Afin de mieux comprendre pourquoi, je vous explique qui est Alain:





Alain est un gars allumé (non mais, tsé, vraiment allumé!!), positif (POSITIF!!!), drôle, gentil à l'extrême, renseigné, avec qui c'est tellement trippant d'échanger sur Twitter!! Il y aurait tellement de qualificatifs pour le décrire, mais ceux que j'ai énumérés sont les premiers qui me viennent à l'esprit quand je pense à lui. En plus de ces aspects, Alain a une particularité (assez particulière merci!!) qui fait qu'il fascine tous ceux qui sont en relation virtuelle avec lui: il souffre d'une maladie dégénérative (une forme de dystrophie musculaire) qui l'oblige à vivre dans son fauteuil "rouillant" (c'est pas moi qui l'dit!), et malgré ça, Alain veut demeurer chez-lui, dans son appartement, moyennant l'aide de plusieurs "p'tits anges" qu'il embauche pour l'aider à combler ses besoins au quotidien. Quand on le suit sur Twitter, on ne pense pas à Alain dans son fauteuil rouillant, ce n'est pas cet aspect qui se dégage de ses interventions. Mais ça reste que c'est sa réalité à lui.





Et notre rencontre maintenant: Alain a parlé, toujours sur Twitter, qu'il ne savait pas qui allait installer ses décorations de Noël. Après quelques minutes de réflexion, j'ai proposé à Alain d'aller chez-lui l'aider à le faire. Entre vous et moi, les décorations n'étaient qu'un prétexte: je faisais partie de ceux qui souhaitaient le rencontrer, pour "toucher" de près à cette énergie, parce que j'étais convaincue qu'elle serait contagieuse. Après quelques échanges de courriel, Alain m'a informée que la personne qui devait l'aider n'avait pas pu se rendre chez-lui, alors voilà, j'avais mon occasion servie sur un plateau d'argent!





J'ai demandé à une amie à qui j'avais souvent parlé d'Alain de m'accompagner, au cas où j'aurais besoin d'aide pour l'installation desdites décorations, et mes filles sont venues avec nous. En fin de compte, c'était facile à installer et j'aurais très bien pu le faire seule, mais Chantal est très contente d'avoir été présente: nous sommes toutes absolument charmées, et effectivement, l'énergie positive d'Alain et contagieuse, croyez-moi! Mes filles ont eu une extraordinaire leçon de positivisme, elles ont fait des commentaires dont je ne les aurais pas crues capables, elles ont beaucoup parlé d'Alain, m'ont posé plein de questions, et m'ont répété souvent qu'elle l'ont trouvé gentil et drôle (surtout la plus jeune, 8 ans, qui trouve qu'il répète souvent "Cooool" dans une journée! Hihi!!)





Je ne sais pas quels sont les mots exacts qui exprimeraient adéquatement ce que je ressens, mais je sais que je me sens choyée d'avoir eu la chance de le rencontrer, je suis une de ces privilégiés qui peuvent dire avec fierté: je connais Alain, je connais l'éclat dans ses yeux, je connais son sourire, je connais l'expression dans sa voix quand il dit: "Yééééééééééé", j'ai vu quelle était sa réalité, j'ai été "contaminée" par lui.




Alain est un gagnant, un modèle positif, une bombe d'énergie, et si j'ai pu l'aider un tant soit peu, j'en suis heureuse car en fin de compte, c'est moi qui ai retiré le plus de cette rencontre.





Prenez 2 minutes pour regarder nos sourires à la fin de notre après-midi. Je suis fière de cette image qui représente bien la magie de ce moment, grâce à Twitter.





Merci, Alain!!

vendredi 30 octobre 2009

Il ne faut pas mélanger la vie personnelle et professionnelle!

Oui mais, comment on fait ça quand on dirige une entreprise avec son conjoint, et qu'un moment donné, le couple se brise?

Oh! Pas facile! Mais pas impossible. Avec du recul, on peut y arriver. Il faut déterminer de quelle façon et à quel moment les réunions de gestion doivent avoir lieu, et il faut éviter de tout "prendre personnel", de tout ramener aux émotions, arriver à ne pas laisser ces foutues émotions prendre le dessus dans les discussions.

Un truc simple: Imaginer qu'on discute avec un ancien patron et/ou collègue avec qui on a apprécié collaboré. Qu'est-ce qu'on lui dirait? Quelles sont les facettes du dossier qu'on aborderait avec cette personne? On doit jouer ce rôle, se placer dans cette situation, et ça devrait aider grandement.

Vous devinez: nous sommes exactement en train de vivre cette situation. Les premiers jours au bureau après la rupture, je me suis sérieusement demandée si c'était possible que je demeure dans cet emploi, je me suis dit que ce serait plus simple de me trouver un(e) remplaçant(e) et que je me trouve un autre emploi.

Mais après discussion avec le principal intéressé (je n'aurais évidemment pas pris de décision ferme sans d'abord en discuter avec lui, ça va de soi!), ce dernier m'ayant demandé de me donner du temps pour prendre une décision éclairée, j'ai compris que ce ne serait pas si simple si je quittais, et surtout, je n'ai pas le choix de considérer le fait que je l'aime, ma job!!!

Alors voilà, j'ai décidé de rester. Et à peine deux semaines plus tard, je constate que les projets stimulants du bureau ont pris le dessus sur tout le reste: je n'ai aucune envie de partir d'ici! J'aime la façon dont Sylvain a su se créer un bon réseau de contacts, j'aime avoir à "dealer" avec son excellente réputation, j'aime avoir à travailler avec les membres de notre équipe qui sont motivés, bouillonant d'idées, j'aime les relations que j'ai réussi à établir avec des partenaires qui nous sont précieux, j'aime les occasions d'échange que j'ai avec différents intervenants, j'aime le sentiment de satisfaction, de fierté et d'accomplissement que je ressens quand des événements positifs surviennent, j'aime le présent et le futur plutôt rose de notre entreprise, etc., etc., etc.

Ok, alors, gérons maintenant la partie du déroulement des opérations avec mon ex-amoureux / collègue actuel. On n'a pas le choix, il faut se parler régulièrement, et pour que ça soit agréable, il faut le faire sur un ton amical. Bon, pas trop difficile, les qualités qu'il avait quand j'étais en couple avec lui, il les a encore! Mais il ne faut pas dépasser certaines limites, faire attention de part et d'autre à l'autre: après tout, on se connaît bien, et on sait facilement ce qui peut blesser l'autre. Bonne volonté, respect et maturité sont donc de mise! C'est la base de la gestion de crise sur laquelle il faut toujours s'appuyer.

Et finalement, notre crise n'est pas si intense que ça. De jour en jour, c'est de plus en plus facile. J'te l'avais bien dit, Sylvain, qu'il ne fallait pas que je parte!!! ;-)

Bien sûr, vos trucs, questions et commentaires sur la gestion de crise sont les bienvenus!

mardi 22 septembre 2009

Le look, en affaires, est-ce important?

Cette semaine, plus que d'habitude, je rencontre plein de gens pour combler un poste en particulier et pour établir des partenariats.

À chaque fois, c'est la même chose: le matin, je me demande ce que je vais porter, je choisis avec soin ce qui va m'aider à projeter une image professionnelle. Et à chaque fois, quand je rencontre une nouvelle personne, avant la poignée de main, je regarde ce que porte la personne, et j'y porte un petit-mini-jugement d'une fraction de seconde (oui oui, je l'avoue!).

Et à chaque fois, une fois la première impression passée et la poignée de main échangée, on commence à parler et c'est là que tout le reste s'estompe. Le petit-mini-jugement que j'ai porté tantôt, s'il était négatif, va vite devenir positif si la personne que je rencontre a un regard allumé, un discours avec du contenu pertinent, une allure et une attitude qui se perçoivent autrement que par l'habillement.

Le veston/cravate, je l'oublie vite quand je parle avec une nouvelle personne. Ce qui me pousse à poursuivre un projet avec des gens se trouve dans notre discussion, dans les mots qu'on échange, dans le regard soutenu et intéressé, dans l'humour bien placé, dans les compétences démontrées, dans l'intérêt exprimé. Le veston/cravate devient vite inutile.

À la limite, je me demande, sert-il à camoufler quelque chose? Sert-il à enjoliver une vérité moins percutante que voulue? Est-il vraiment nécessaire pour démontrer du professionnalisme?

C'est sûr que si la personne arrive avec une allure "tout croche/pas propre", c'est une autre histoire. Mais on le verra vite en discutant, peut-être que cette personne est constamment en espèce de rejet de toute forme de convention. C'est pas mieux, évidemment. À tout le moins, cette personne aurait intérêt à soigner un tant soit peu son image, sans nécessairement aller jusqu'à la cravate, mais s'arranger un peu histoire de ne pas rebuter tout le monde! Mais ça, c'est l'extrême qu'on ne rencontre pas souvent.

Ceci étant dit, j'apprécie toujours qu'une personne se présente à un rendez-vous d'affaire avec une allure, disons, de type professionnelle. Oui, le tailleur et la cravate font une bonne job. Mais ils ne sont pas essentiels, ils ne remplaceront jamais et ne cacheront jamais la personnalité et tout le talent qu'il y a derrière. Il faut avoir l'esprit assez ouvert pour aller voir au-delà de l'image de notre interlocuteur. Des personnalités riches sont à découvrir, j'en suis convaincue!

vendredi 14 août 2009

Comment maintenir nos troupes motivées?

Comment on fait pour garder les membres de notre équipe motivés? Car on le sait bien, on veut que notre main-d'oeuvre soit motivée! On veut que nos gens aient des connaissances spécifiques, on veut qu'ils aient des compétences techniques, mais si ils sont un peu blasés, tout leurs précieux atouts seront grandement diminués!

Si on a les moyens et qu'on peut offrir des salaires et des avantages qui dépassent ceux de la concurrence, ça peut aider un peu. Mais attention: en fait, ça peut aider à ce que l'employé fasse le minimum requis pour qu'il conserve son emploi car il n'a pas envie de perdre ces conditions. Mais est-ce qu'on attend d'un employé qu'il fasse le minimum requis, ou on aurait avantage à ce qu'il ait envie d'en faire plus, d'aller plus loin, de trouver des solutions efficaces et rentables, de s'impliquer à améliorer le rendement de l'entreprise?

Pour ma part, je souhaite que nos employés aient des idées, qu'ils les émettent, qu'ils proposent des actions concrètes. Pour qu'ils aient envie de faire ça, il n'y a pas 36 façons: je dois les informer de la situation, de façon claire et transparente. Et aussi, je dois les écouter. Quand ils me proposent quelque chose, je dois entendre ce qu'ils disent, m'y attarder, poser des questions pour m'assurer que j'ai bien compris ce dont il s'agit, leur expliquer pourquoi je ne crois pas que c'set applicable, ou pourquoi au contraire je crois que ça peut marcher.

Dans une entreprise multinationale de peinture où j'ai travaillé, j'ai vu des exemples frappants de ce concept. Je vous explique: L'entreprise ayant été achetée par une plus grosse qu'elle, nous étions dorénavant entourés d'usines qui fabriquaient le même produit que nous, de façon plus efficace. Nous devions donc nous démarquer pour assurer notre survie. Les histoires de mauvaises relations de travail, de nombreux griefs, les trop nombreux accidents du travail, les vieux procédés de fabrication pas assez efficaces, il fallait améliorer tout ça. On fait comment pour imposer un changement à 100 personnes qui travaillent là depuis des dizaines d'années aux mêmes conditions plus qu'avantageuses, syndiquées par-dessus la tête depuis 35 ans??

Eh bien justement, on ne l'impose pas! J'ai vu le directeur réunir le syndicat avec des membres de la supervision et des ouvriers, leur dire ouvertement, par exemple: "dorénavant, on n'a pas le choix. La quantité X de peinture qu'on produisait en 24 heures doit maintenant augmenter à Y litres, en 20 heures. Telle usine du groupe le fait très bien, on nous exige de le faire. Comment pensez-vous qu'on peut y arriver?"

Et voilà, ça grogne, ça grogne très fort. Ça argumente, ça discute, ça résiste. On est en plein processus de gestion du changement. Mais une fois que tous comprennent qu'on n'a pas le choix, les propositions de solutions affluent! On propose de procéder ainsi, on suggère d'installer cela, on essaie de modifier certains postes de travail, on rééavalue les tâches, on fait des tests, on évolue et finalement on y arrive. Toujours. TOUJOURS! J'vous l'dis! Et les employés ont participé à la solution. Ils ont été informés du problème, et ils l'ont réglé eux-même. Ils sont fiers, ils se sont accomplis au travail.

C'est presqu'émouvant, c't'affaire-là...

Mais bon. Je me remets de mes émotions et je vous dis que c'est un principe que j'essaie d'appliquer dans la gestion de l'entreprise: informer et impliquer les employés. Et je vous dis que des bonnes idées, il y en a dans toutes ces têtes!